Catégorie : Histoire

Escale dans la case de Miriam Makeba à Dalaba [Histoire]

Posted By : voyageguinee224/ 54 0

Miriam Makeba, grande chanteuse sud africaine et femme engagée pour les droits civiques en Afrique fut accueilli par la Guinée. A Dalaba, il est possible de visiter sa case un lieu chargée d’histoire !

Je vous propose une pause dans le quartier du Chargeur de la préfecture de Dalaba en moyenne Guinée où vécu la grande chanteuse sud-africaine Miriam Makeba appelée aussi « Mama Africa ».

Une militante anti-apartheid

Née le 4 mars 1932 à Johannesburg, en Afrique du Sud, Miriam Makeba  est décédée le 9 novembre 2008 à Castel Volturno, en Italie.

Chanteuse d’ethno-jazz et militante politique sud-africaine, elle fût naturalisée guinéenne dans les années 1960 et algérienne en 1972.

Symbole de la lutte contre l’Apartheid et pour la défense des droits civiques, militante panafricaine et ambassadrice des cultures musicales de son continent, on la surnomma « Mama Africa ».

Contrainte à l’exil pendant une trentaine d’années à cause de ses chansons militantes, elle parcourt le monde, et multiplie les succès musicaux. Elle rentre en Afrique du Sud en 1990 suite à la demande de Nelson Mandela.

 

Ses mélodies chantent la tolérance et la paix. Elle vit aux États-Unis, en Guinée, en Europe et devient un des symboles de la lutte anti-apartheïd.

Ses œuvres ont connu un succès planétaire, totalisant quelques 32 albums, 11 compilations et 28 singles.

J’ai conservé ma culture, j’ai conservé la musique de mes racines. Grâce à elle, je suis devenue cette voix et cette image de l’Afrique et de son peuple sans même en être consciente

extrait de sa biographie

Succès avec son single Pata Pata en 1989

25 années de liens très étroits avec la Guinée

Tout commença en 1959, lorsqu’ elle apprit sa déchéance de nationalité alors qu’elle voulait rentrer en Afrique du Sud pour les obsèques de sa maman. En effet, l’Afrique du Sud avait décidé de l’exiler suite à sa participation au film Come Back Africa.

Suite à cela, le premier à réagir est le président guinéen Ahmed Sékou Touré qui lui octroie un passeport diplomatique. Débutent ainsi 25 ans de liens très étroits avec la Guinée, qui devient sa deuxième patrie sur le continent africain. 

Il reçoit une première fois Miriam Makeba à l’occasion des célébrations de la fête de l’indépendance le 2 octobre 1960 et l’aide dans l’organisation de sa première tournée des nations africaines nouvellement indépendantes. Après lui avoir proposé de vivre en Guinée, il la laisse rentrer aux États-Unis la même année sur ces mots : « L’Amérique ne sera jamais votre pays ».

 

La Guinée comme terre d’exil

Huit années plus tard, Miriam Makeba s’installe en Guinée avec son mari, le militant afro-américain Stokely Carmichael et entame une tournée africaine qui la mène notamment au Libéria, en Tanzanie, au Kenya, en Angola et en Côte d’Ivoire.

Quel destin étrange et paradoxal pour cette admirable militante des droits civiques que de vivre dans un pays sous le joue d’un autre dictateur, le président Sékou Touré !

En plus de la nationalité guinéenne, les autorités lui accordèrent un terrain à Dalaba, au sud du Foutah-Djallon. Elle y construisit une case de repos que nous vous proposons de visiter.

 

Mama Africa à Dalaba

Nous sommes en Moyenne Guinée, dans la région du Foutah Djallon, au coeur du quartier du Chargeur de la Préfecture de Dalaba, une grande case ronde traditionnelle.

Un lieu chargé d’histoire où le temps est suspendu !

Vous souhaitez visiter Dalaba et la case de Myriam Makeba ?

Nous vous proposons le circuit immersion dans le Foutah Djallon, balade en terre Peulh.

Des origines à l’indépendance [Histoire]

Posted By : Equipe Kanya Voyage/ 52 0

Retour sur l’histoire de la Guinée, de l’empire du Mali, la colonisation et l’indépendance.

Retour sur l’histoire de la Guinée, de l’empire du mandingue à l’indépendance

Peuplement

Les Nalous, les Baga, Soussous s’installèrent sur les côtes guinéennes au VIII ème siècle, suivi des Djallonkés d’origine Mandingue au XI ème siècle. Au XIV ème siècle, les régions de la Haute Guinée fit partie de l’empire du Ghana et celui du Mali et fut ainsi peuplée par les Malinkés d’origine Mandingue. Au XVIII ème siècle, les Peuls apportèrent l’islam de l’Afrique du Nord et occupèrent la région de la moyenne Guinée en repoussant les Soussous vers la côte. Dans les années 1800, l’almamy Samory étend son territoire vers le Sud (actuelle guinée forestière) habité par les Kissis, Tomah, Guerzés, Manoh… . La colonisation fixa les limites du territoire guinéen en 1893.

Contact avec les européens

Les Portugais furent les 1 ers à découvrir les côtes guinéennes au XVème siècle. Ils installèrent des comptoirs et développèrent avec la population locale, le commerce des épices, de l’huile de palme, de l’or, de l’ivoire et des esclaves. La conférence de Berlin (1884/1885)  » la découpe de l’Afrique entre les différentes puissances » octroie la Guinée à la France, la Guinée Bissau au Portugais et la Sierra Leone aux Anglais.

Résistance à la pénétration coloniale

Avant l’arrivée des Européens, la Guinée était partagée entre les grands chefs de guerre qui eux même faisaient des conquêtes de territoire pour élargir leurs empires. Ces chefs de guerre menèrent des années de guerre contre la pénétration coloniale en Guinée.

L‘Almamy Samory Touré qui a été le chef de guerre le plus redoutable dans la lutte anticoloniale occupait les plateaux de la haute Guinée, une partie du Sud-Est de la Guinée (actuelle Guinée-Forestière), et une partie de la Haute Volta (actuel Burkina-Faso). Son empire était appelé  »empire wassoulou » avec pour capitale Bissandougou.

Parmi de nombreuses batailles qu’il a menées contre les Français, la guerre de Woyonwayako (2 Avril 1882) fut la plus marquante où il défia les français malgré toutes les armes lourdes dont ceux-ci disposaient. Il utilisait la  » tactique de la terre brulée » et disposait d’une puissante cavalerie. Il prit le titre d’Almany en 1884 et celui de Fama plus tard. La neutralisation du roi Babemba de l’empire Sikasso (actuel Mali) affaiblit Samory.

Par la complicité de ses propres milices, l’Almamy Samory Touré est capturé par le commandant Gouraud le 29 septembre 1898 et exilé au Gabon où il mourra le 2 Juin 1900 par suite d’une pneumonie. L’Almamy Boubacar Biro Barry assassiné à Kollen (le long du bafing), L’Almamy Alpha Yaya Diallo ont menés la résistance au Fouta Djallon pendant de longues années également avant d’être vaincus. La résistance continua en Guinée forestière sous la direction du chef de guerre Zégbéla Togba, et en Guinée maritime. En 1901, la Guinée est dominée et devient une partie intégrante de l’Afrique Occidentale française (AOF).

La colonisation française

Autre fois appelée  » Les rivières du sud  » la Guinée est maintenant sous domination Française. Les entreprises de la Métropole s’installèrent pour exploiter les matières premières telles que la bauxite, le caoutchouc, l’or, le diamant….

Elles développèrent la culture d’exportation en utilisant les autochtones comme main d’œuvre. 36 000 Guinéens furent mobilisés par la France comme tirailleurs pendant la 1ère Guerre mondiale et 18 000 pendant la 2ème Guerre.

La constitution Française du 7 Octobre 1946 fait de la Guinée, alors colonie française, un  » territoire d’outre-mer  ». Au début des années 60, le Général De Gaulle, alors Président de la France, organisa essay writer un référendum dans les colonies françaises par lequel ces colonies avaient le libre droit de choisir d’intégrer la communauté française ou de choisir l’Indépendance.

La décolonisation et l’indépendance de la Guinée

Les différents syndicats présents en Guinée à l’époque ont sous la direction du syndicaliste Hamed Sékou Touré mobilisés toute la Guinée de voter NON au référendum. Le 28 septembre 1958, la Guinée est le seul pays des colonies françaises à voter NON au référendum De Gaulle pour accéder à l’indépendance. Le 2 Octobre 1958, la Guinée est proclamée indépendante contre le gré du Général De Gaulle.

Ce jeune Etat qui vient de défier la Grande France deviendra très vite le symbole de la  » dignité retrouvée en Afrique  » d’un côté mais victime de la répression économique, relationnelle de la France pendant de longue années dont les séquelles restent encore vivants de nos jours (le niveau faible de l’éducation, la mauvaise relation internationale, faible taux d’investissement étranger….).

Paradoxale Guinée : le musée de Boké [Histoire]

Posted By : voyageguinee224/ 16 0

Paradoxale Guinée : le musée de Boké. De René Caillé au vestige de la colonisation.

René Caillé un périple de Boké à Tombouctou

Tout le monde sait que René Caillié a exploré Tombouctou mais qui sait d’où il est parti ?

C’est de Boké en actuelle Guinée, le 19 avril 1827, que René Caillié est parti pour son périple. Il devait terminer près d’un an et demi plus tard son aventure en ralliant le port de Tanger.

Sous le Second Empire une stèle fut érigée dans l’enceinte du fortin abritant l’administrateur du Cercle du Rio Nunez, à Boké, pour rappeler à tous cet exploit.

Malgré la rupture de la Guinée avec la France en 1958, le monument à la gloire de René Caillié et la dédicace de l’Empereur Napoléon III ont survécus. En 1981, Français et Guinéens restaurèrent la demeure en ruine du commandant du Cercle du Rio Nunez bâti sur le site de l’ancien fortin qui est maintenant un petit musée qui surplombe le fleuve du même nom.

Aujourd’hui, le monument de René Caillié est au milieu des bustes – entre autres – de Samory Touré ou d’Alpha Yaya, personnalités historiques guinéennes qui se sont élevées contre la pénétration française dans un face à face pacifique qui résume une partie de l’histoire du pays.

Des vestiges de l’administration coloniale

Mais le plus insolite ne se niche pas là !

A l’intérieur du musée, quelques planches disjointes fixées au mur résument près de trois siècles d’administration du territoire baga.

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On y lit la succession des noms et grades des administrateurs du Cercle du Rio Nunez (Boké). Les marins, les Colos puis les administrateurs civils dont les noms figurent sur ces planches témoignent de l’évolution de la gestion coloniale du territoire.

Pourtant, à l’Indépendance de 1958, quand ce sont les militaires guinéens qui prennent à leur tour en main l’administration, leurs noms viennent naturellement s’inscrire à la suite de ceux des Français dans une continuité qui dure jusqu’à aujourd’hui, sans étonnement ni questionnement….

 

Récit :  – Crédit photos : @FlorentHiver et @VoyageGuinee

Commémoration de l’abolition des traites négriéres

Posted By : voyageguinee224/ 10 0

Vestiges de l’histoire des traites négrières au fortin de Boké et dans la région de Boffa.

Vestiges de l’histoire au fortin de Boké

En ce 10 mai, la France commémore la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions.

La Guinée, comme les autres pays de l’ Afrique de l’ouest, a été marqué par cette période noir de l’histoire. Des ports comptoirs de la traite négrière ont été dénombré par les historiens dans les villes de Boké, Boffa, Dubreka et Benty.

Une galerie qui menait au lieu d’embarquement des esclaves

Le fortin de Boké érigé en 1827 par les explorateurs portugais sur la colline domine le fleuve Rio Nunez. Une galerie des esclaves située au sous sol de ce fortin servait à garder les esclaves en entendant des voiliers qui les convoyaient vers les Etats Unis d’Amérique.
Le fortin est devenu un musée en 1878. On retrouve des traces du passage empreinté par les esclavages pour aller jusqu’au bord du fleuve Rio Nunez lieu d’embarquement des esclavages.

Du côté de la ville de Boffa qui est l’un des premiers sites négriers de l’Afrique de l’ouest, on y retrouve le port négrier de Dominyah avec des murs datant de cette période.

 

Vidéo du port négrier de Dominya

Conseil lecture :
« Les sources orales de la traite négrière en Guinée et en Sénégambie » par les professeurs Djibril Tamsir Niane (Guinée) et Mbaye Guèye (Sénégal).

Si vous souhaitez visiter cette partie de Guinée, contactez nous :

  • En Guinée,  Mohamed Lamine Tounkara – (+224) 622 14 89 54 / 666 85 33 02 – guinee@voyage-guinee.fr.
  • A l’extérieur, Gaëlle BOZ- + (336) 08 22 24 09 – france@voyage-guinee.fr.

Un exemple de circuit de 12 jours sur la basse Guinée : Culture et rencontre avec l’ ethnie soussous.

Nous proposons aussi des excursions de deux ou trois jours au départ de Conakry.