Carnet de voyage de la Guinée [Pays]

Posted By : Mohamed Lamine Tounkara/ 46 0

Une fiche d’identité de la Guinée avec des informations sur le Pays et des informations pour bien se préparer à voyager en Guinée.

Fiche d'identité

Capital : Conakry

Population : 10 221 808 (2011)

Superficie : 245 857 km2 (2 fois plus petit que la France)

Monnaie : Franc Guinéen

PIB : 1 100 $ par habitant (2008) (France : 2 778 $)

IDH : 178éme sur 186 (2012).

Point culminant : Mont Nimba 1752 mètres.

Saison des pluies : juin à septembre.

Langue officielle : le français. Chaque ethnie possède son propre dialecte. Peuhl  40%, Malinke 30%, Soussou 20%, petits groupes ethniques 10%.

Carnet de voyage

Récit de voyage @TripBPhotography

Posted By : voyageguinee224/ 20 0

Récit de voyage par @TripBPhotography, #Guinée Juin 2016.

La Guinée vue par le photographe @tripB

Guinée Conakry – Juin 2016

Situation géographique

La Guinée Conakry est située entre le Sénégal, la Guinée Bissau, la Sierra Leone, le Libéria, la Côte d’Ivoire et le Mali.
Elle possède 4 régions :
  •  la Basse Guinée, région du littoral, avec la capitale : Conakry –
  • la Moyenne Guinée, région montagneuse, avec le Fouta Djalon
  •  la Haute Guinée, région dite de Savanes, avec la grande ville Kankan
  •  la Guinée Forestière. Le pays est peu développé industriellement.

Association Fouta Trekking Aventure Tourisme

Dans ce voyage, j’ai souhaité visiter la Moyenne Guinée, la Haute Guinée et la Basse Guinée Pour ce faire, je me suis fait aider par l’association Fouta Trekking Aventure Tourisme, dont le contact internet Cellou Bah m’a organisé les treks de 2 des 3 régions.
Puis j’ai souhaité voir seul la Basse Guinée, pour voir ce que ça donnait sans guide.
 
Cette association fait du tourisme responsable, aidant après avoir payé le guide et les aspects administratifs, les populations par des projets d’amélioration des villages (puits, envoi d’une source vers le centre d’un village, etc…).
Ce pays utilise des porteurs pendant les treks.
 

Les langues en Guinée

Ancienne colonie Française, la langue officielle est le Français. La monnaie de Franc Guinéen (GNF).
Tout le monde y parle Français, avec plus ou moins de facilités. Toutefois chaque peuple utilise principalement sa langue maternelle.
– Moyenne Guinée : les Peuls et leur langue le Poulard
– Haute Guinée : les Malinké et quelques Peuls : langue le Malinké et le Poulard
– Basse Guinée : les Soussou et leur langue le Soussou.

Le transport

Ce pays a des routes assez désastreuses, les trajets sont très longs et assez onéreux. Les seuls moyens de locomotion sont le taxi brousse, la moto taxi et la voiture de location avec chauffeur.
Les Taxi brousse sont soit des Peugeot 505 ou voiture similaire, avec 9 personnes dedans et certains sur le toit avec les bagages, ou des mini-vans avec plein de monde.
Je n’en ai pas pris mais ai réussi à compter environ 20 personnes dedans. Là il y a peu de bagages sur les toits, c’est plutôt pour de courtes distances.
La voiture individuelle avec chauffeur dépend du budget. Je n’ai pas vu d’agence de location, ce semblent être plutôt des voitures particulières (d’après ce que j’ai pu voir). Ce moyen semblait assez rarement utilisé.
Toutefois c’était la saison des pluies, avec peu de touristes donc mon point de vue peut ne pas être généralisable. Ni cars, ni trains.
 

L’électricité et l’eau

La Guinée a l’électricité, par intermittence dans les grandes villes. Sauf certaines villes comme Dabola qui est proche d’une centrale hydraulique.
L’eau courante est de moins en moins pratiquée, faute de maintenance des infrastructures. C’est un bon endroit pour revenir aux fondamentaux.
Certains ont des groupes électrogènes pour s’éclairer, des panneaux solaires. La lampe frontale est une grande amie.
 

La nourriture

La nourriture y est très bonne, elle n’est pas en abondance et chaque bouchée est vécue pleinement.
Le riz le Manioc et la banane sont des accompagnants privilégiés. Le poisson de rivière ou de mer (lotte, capitaine, sole, crevette) sur le littoral, le poulet, la chèvre, le mouton, le boeuf sont les viandes.
Mais beaucoup de plats sont végétariens, avec des plantes préparées. Parfois peu ragoutants, les plats m’ont toujours plu. A part le Tô, mais les Guinéens sont compréhensifs.
L’eau est très bonne, mais bien sûr en tant que touriste il est important de la purifier au chlore (Aqua Tab par exemple). Toutefois j’ai certainement bu quelques gouttes ici et là, malgré moi, sans avoir des soucis ultérieurs.
Les fruits et légumes poussent en abondance dans les arbres et les champs. Mangue, ananas, avocat sont succulents.
 

Le Ramadan

La période de Ramadan est un moment très intéressant, si on souhaite s’approcher des populations locales. La convivialité des nuits est très puissante et rythmée par des pratiques qui aident à la compréhension mutuelle. La fête de fin de Carême voir le retour à la musique et à la danse, où les gens se visitent pour voir s’ils vont bien.
 

Ce récit a été écrit par TripB Photography @TripBPhotography – ci dessous un ensemble de ces photos.

 

Des origines à l’indépendance [Histoire]

Posted By : Equipe Kanya Voyage/ 52 0

Retour sur l’histoire de la Guinée, de l’empire du Mali, la colonisation et l’indépendance.

Retour sur l’histoire de la Guinée, de l’empire du mandingue à l’indépendance

Peuplement

Les Nalous, les Baga, Soussous s’installèrent sur les côtes guinéennes au VIII ème siècle, suivi des Djallonkés d’origine Mandingue au XI ème siècle. Au XIV ème siècle, les régions de la Haute Guinée fit partie de l’empire du Ghana et celui du Mali et fut ainsi peuplée par les Malinkés d’origine Mandingue. Au XVIII ème siècle, les Peuls apportèrent l’islam de l’Afrique du Nord et occupèrent la région de la moyenne Guinée en repoussant les Soussous vers la côte. Dans les années 1800, l’almamy Samory étend son territoire vers le Sud (actuelle guinée forestière) habité par les Kissis, Tomah, Guerzés, Manoh… . La colonisation fixa les limites du territoire guinéen en 1893.

Contact avec les européens

Les Portugais furent les 1 ers à découvrir les côtes guinéennes au XVème siècle. Ils installèrent des comptoirs et développèrent avec la population locale, le commerce des épices, de l’huile de palme, de l’or, de l’ivoire et des esclaves. La conférence de Berlin (1884/1885)  » la découpe de l’Afrique entre les différentes puissances » octroie la Guinée à la France, la Guinée Bissau au Portugais et la Sierra Leone aux Anglais.

Résistance à la pénétration coloniale

Avant l’arrivée des Européens, la Guinée était partagée entre les grands chefs de guerre qui eux même faisaient des conquêtes de territoire pour élargir leurs empires. Ces chefs de guerre menèrent des années de guerre contre la pénétration coloniale en Guinée.

L‘Almamy Samory Touré qui a été le chef de guerre le plus redoutable dans la lutte anticoloniale occupait les plateaux de la haute Guinée, une partie du Sud-Est de la Guinée (actuelle Guinée-Forestière), et une partie de la Haute Volta (actuel Burkina-Faso). Son empire était appelé  »empire wassoulou » avec pour capitale Bissandougou.

Parmi de nombreuses batailles qu’il a menées contre les Français, la guerre de Woyonwayako (2 Avril 1882) fut la plus marquante où il défia les français malgré toutes les armes lourdes dont ceux-ci disposaient. Il utilisait la  » tactique de la terre brulée » et disposait d’une puissante cavalerie. Il prit le titre d’Almany en 1884 et celui de Fama plus tard. La neutralisation du roi Babemba de l’empire Sikasso (actuel Mali) affaiblit Samory.

Par la complicité de ses propres milices, l’Almamy Samory Touré est capturé par le commandant Gouraud le 29 septembre 1898 et exilé au Gabon où il mourra le 2 Juin 1900 par suite d’une pneumonie. L’Almamy Boubacar Biro Barry assassiné à Kollen (le long du bafing), L’Almamy Alpha Yaya Diallo ont menés la résistance au Fouta Djallon pendant de longues années également avant d’être vaincus. La résistance continua en Guinée forestière sous la direction du chef de guerre Zégbéla Togba, et en Guinée maritime. En 1901, la Guinée est dominée et devient une partie intégrante de l’Afrique Occidentale française (AOF).

La colonisation française

Autre fois appelée  » Les rivières du sud  » la Guinée est maintenant sous domination Française. Les entreprises de la Métropole s’installèrent pour exploiter les matières premières telles que la bauxite, le caoutchouc, l’or, le diamant….

Elles développèrent la culture d’exportation en utilisant les autochtones comme main d’œuvre. 36 000 Guinéens furent mobilisés par la France comme tirailleurs pendant la 1ère Guerre mondiale et 18 000 pendant la 2ème Guerre.

La constitution Française du 7 Octobre 1946 fait de la Guinée, alors colonie française, un  » territoire d’outre-mer  ». Au début des années 60, le Général De Gaulle, alors Président de la France, organisa essay writer un référendum dans les colonies françaises par lequel ces colonies avaient le libre droit de choisir d’intégrer la communauté française ou de choisir l’Indépendance.

La décolonisation et l’indépendance de la Guinée

Les différents syndicats présents en Guinée à l’époque ont sous la direction du syndicaliste Hamed Sékou Touré mobilisés toute la Guinée de voter NON au référendum. Le 28 septembre 1958, la Guinée est le seul pays des colonies françaises à voter NON au référendum De Gaulle pour accéder à l’indépendance. Le 2 Octobre 1958, la Guinée est proclamée indépendante contre le gré du Général De Gaulle.

Ce jeune Etat qui vient de défier la Grande France deviendra très vite le symbole de la  » dignité retrouvée en Afrique  » d’un côté mais victime de la répression économique, relationnelle de la France pendant de longue années dont les séquelles restent encore vivants de nos jours (le niveau faible de l’éducation, la mauvaise relation internationale, faible taux d’investissement étranger….).

Paradoxale Guinée : le musée de Boké [Histoire]

Posted By : voyageguinee224/ 16 0

Paradoxale Guinée : le musée de Boké. De René Caillé au vestige de la colonisation.

René Caillé un périple de Boké à Tombouctou

Tout le monde sait que René Caillié a exploré Tombouctou mais qui sait d’où il est parti ?

C’est de Boké en actuelle Guinée, le 19 avril 1827, que René Caillié est parti pour son périple. Il devait terminer près d’un an et demi plus tard son aventure en ralliant le port de Tanger.

Sous le Second Empire une stèle fut érigée dans l’enceinte du fortin abritant l’administrateur du Cercle du Rio Nunez, à Boké, pour rappeler à tous cet exploit.

Malgré la rupture de la Guinée avec la France en 1958, le monument à la gloire de René Caillié et la dédicace de l’Empereur Napoléon III ont survécus. En 1981, Français et Guinéens restaurèrent la demeure en ruine du commandant du Cercle du Rio Nunez bâti sur le site de l’ancien fortin qui est maintenant un petit musée qui surplombe le fleuve du même nom.

Aujourd’hui, le monument de René Caillié est au milieu des bustes – entre autres – de Samory Touré ou d’Alpha Yaya, personnalités historiques guinéennes qui se sont élevées contre la pénétration française dans un face à face pacifique qui résume une partie de l’histoire du pays.

Des vestiges de l’administration coloniale

Mais le plus insolite ne se niche pas là !

A l’intérieur du musée, quelques planches disjointes fixées au mur résument près de trois siècles d’administration du territoire baga.

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On y lit la succession des noms et grades des administrateurs du Cercle du Rio Nunez (Boké). Les marins, les Colos puis les administrateurs civils dont les noms figurent sur ces planches témoignent de l’évolution de la gestion coloniale du territoire.

Pourtant, à l’Indépendance de 1958, quand ce sont les militaires guinéens qui prennent à leur tour en main l’administration, leurs noms viennent naturellement s’inscrire à la suite de ceux des Français dans une continuité qui dure jusqu’à aujourd’hui, sans étonnement ni questionnement….

 

Récit :  – Crédit photos : @FlorentHiver et @VoyageGuinee